ALBUM JEAN BARRE SUR L'ASTREE

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ALBUM JEAN BARRE SUR L'ASTREE

Message  Admin$glorieux$ le Mer 27 Mar - 1:41

Photos de notre camarade Jean Barre lors de son embarquement sur l'Astrée en 1954.







L'ASTREE et le Rallye féminin PARIS-SAINT RAPHAEL 1954
Nous appareillons de Toulon pour un exercice de débarquement de
commandos.Préparatifs habituels,chaque passager cherche un coin ou se blottir.La mer est
agitée.On plonge. Aux relèves de quart, les commandos qui dormaient accroupis dans leur
coin s'emparent des couchettes vides, si bien que les relevés n'ont d'autre choix que de
s'accroupir à leur tour où ils peuvent pour essayer de dormir.
Enfin, vient l'heure du débarquement, on fait surface. Mauvaise surprise, les dinghies
des commandos, amarrés sur le pont ont été emportés par la mer.
Nous allons donc mouiller en rade de Saint-Raphaël où les commandos seront
récupérés.
La matinée au mouillage sera mise à profit pour la remise en état de nos installations
et une bordée de permissionnaires est accordée pour l’après midi. Nous devions être sept ou
huit à profiter de cette faveur.
Après une toilette sommaire, au ras du col du tricot rayé, revêtus de nos bleus de
drap un peu fripés, nous voilà sur le quai de Saint-Raphaël, sans but précis.
Mais, tout en cheminant, nous arrivons en vue du Casino, où semble régner une
certaine agitation.
De grandes banderoles au dessus de la rue et des panneaux publicitaires nous
renseignent sur l'événement. ll s'agit de l'arrivée du Rallye Féminin Paris- Saint-Raphaël.
Des hommes en habit et nœud pap et des femmes en belles robes longues de soirée
gravissent les marches du Casino.
Nous leur emboîtons le pas, ayant trouvé un but à notre sortie, mais nous sommes
vite interceptés à mi-hauteur des gradins et priés sans ménagement d'aller voir ailleurs.
Nous repartons donc errer dans les rues, lorsqu’une banderole vantant les qualités des
bougies Marshall attire notre attention. "Quelle belle tente pour la plage arrière!" lance L’un
de nous, et les autres d'acquiescer. Sitôt dit,sitôt fait, la banderole est affalée et
soigneusement roulée.
Jojo Zanetti, QM mécano, prend la banderole sous le bras et nous nous dirigeons vers
le port. ll y a plusieurs embarcations au sec sur la cale, non loin d'un bistrot qui nous paraît
sympa. Avant d'y entrer, Jojo dépose la banderole le long d'un canot, et nous nous
retrouvons, seuls clients , dans ce bistrot où le patron nous accueille fort aimablement. Nous
lui offrons une tournée de rosé qu'il s'empresse de nous remettre et dans une chaude
ambiance, nous le gratifions de notre répertoire de chansons.
Tout allait bien, lorsque deux hirondelles {agents de police en vélo portant une grande
cape) firent un signe au patron qui sortit les voir. A son retour, il nous dit d'un air désolé que
ces messieurs lui avaient recommandé de nous faire taire s'il ne voulait pas avoir d'ennuis.
Ne voulant surtout pas créer de soucis à quelqu'un qui nous avait si bien reçus, nous
décidons de partir et le remercions vivement de son accueil. Nous repartons donc vers le
quai et Jojo va récupérer la banderole.
C'est alors que les deux hirondelles surgissent et foncent sur Jojo qui se met à courir.
{on peut penser qu'ils avaient cru à un vol dans le canot) L'un d'eux sort son arme et crie
deux fois, avé l'accent "arrête ou je te pète une jambe!"
Se voyant rattrapé, Jojo jette la banderole devant la roue de l'hirondelle qui fait un
magnifique vol plané, les ailes de la cape entièrement déployées. Mais la deuxième
hirondelle se saisit de Jojo en le menaçant de son arme.
Aussitôt! nous encerclons les deux hommes et sans nous être concertés, nous les
approchions du bord du quai dans le but de les pousser tous les deux à la baille. Jojo serait
récupéré sans problème.
Ce que nous n'avions pas vu, c'est que nous étions en face du commissariat. Les
renforts sont vite arrivés et Jojo s'est retrouvé derrière la porte que les hirondelles
poussaient de l'intérieur pour qu'on n'entre pas, tandis que nous poussions de l'extérieur
pour entrer chercher Jojo.
L'épreuve de force s'étant calmée et après avoir confirmé notre volonté de ne pas
rentrer à bord sans Jojo, celui-ci fut libéré, et la bordée de permissionnaires au complet était
de retour à bord fort tard dans la nuit.
L'appareillage du lendemain fut retardé car le commandant, s'étant rendu à terre, a dû
avoir fort à faire avec les autorités locales et maritimes. A son retour, nous avons écopé
d'une bonne engueulade, pour la forme je crois,avant l’appareillage pour rentrer à Toulon.




































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